Bienvenue sur le site De Mongochy - éleveur de trotteurs

L’ORNE, TERRE DE CHAMPION DES TROTTEURS FRANCAIS

L’élevage de trotteurs Français de Mongonchy se situe au cœur de l’Orne à quelques kilomètres du Haras du Pin et d’Argentan. L’Orne est aujourd’hui considéré comme une terre d’élevage aux multiples bienfaits. L’Orne possède des terres de très grandes qualités. Le sol et le climat sont particulièrement favorables à l’élevage du trotteur. De nombreux cracks sont issus des terres ornaises: Ovidus Naso, Jamin, Quito de Talonay, Tidalium Pélo, Général du Pommeau, Coktail Jet, Défi d’Aunou, Rêve d’Udon, Une de Mai, Kerjacques, Jorky, Passionnant, Dream With Me, Memphis du Rib … et bien d’autres encore.

Les Origines du trotteur français

Le trotteur français est un cheval sélectionné depuis le milieu du XIXè siècle, époque des premières courses au trot en France (Cherbourg, 1836). Il est issu de croisements de la jumenterie normande avec des étalons de pur-sang et, surtout, de trotteurs Norfolk venant de Grande-Bretagne (avec quelques infusions de sang de trotteurs américains). La vogue des courses de trot n’ayant cessé de croître depuis, la sélection sur la vitesse à cette allure n’a fait que s’intensifier ; stimulé par la réussite des produits français tant sur les hippodromes de France que lors des grandes courses étrangères, l’élevage du trotteur français s’est considérablement développé.

Morphologie du trotteur : un cheval de course

Le trotteur français est un cheval de course à part, et n’a pas de standard. Certaines caractéristiques se retrouvent chez tous les sujets de la race : une tête rectiligne, le sternum proéminent. L’épaule, à l’origine assez droite, devient plus inclinée, permettant un geste d’avant-main plus étendu, allant chercher loin le terrain. La taille est moyenne (1m65 au garrot). C’est un cheval à forte compacité. Les robes sont le plus souvent baies ou alezanes.

Le trotteur français conserve donc, de son ascendance normande, de la charpente et de l’ampleur, mais il accuse de plus en plus de sang.

Les zones d’élevage

Les zones d’élevages du trotteur français sont concentrées dans la Basse-Normandie, surtout dans la région des haras de Saint-Lô et du Pin. On le rencontre dans tout le quart nord-ouest de la France, dans la région de Cluny, les Pays de la Loire, le sud-ouest.

Beaucoup d’éleveurs n’ont guère plus de deux ou trois juments et, souvent, ils élèvent, dressent, entraînent et font courir eux-mêmes leurs poulains.

Les juments sont catégorisées en fonction de leurs performances et de celles de leurs poulains. Depuis 1994, la mise à la reproduction est réservée aux meilleures d’entre elles. Les juments « trotteur français » inscrites au livre généalogique peuvent bénéficier de « primes de sélection » distribuées à l’occasion de concours régionaux et d’un concours national annuel à l’hippodrome de Vincennes.

Ces primes permettent une conservation des modèles et une sélection des reproducteurs. Par ailleurs, les étalons de cette race ne peuvent être admis à la monte publique en race pure que s’ils présentent des références minimales selon le règlement du stud-book trotteur français en vigueur.

L’introduction limitée de sang américain dans les 20 dernières années a apporté de la précocité, de la vitesse et de la facilité d’utilisation. Ce type de croisement a connu un succès tel que ce sont maintenant des courants de sang très recherchés dans les pedigrees.

L’évolution de la population de trotteur en France

Après une période de forte expansion de l’élevage trotteur français, qui s’est traduite par une augmentation progressive du nombre de juments saillies (+ 72% de 1975 à 1992) et par voie de conséquence des naissances (+ 107% sur la même période), des mesures de limitation strictes ont été adoptées pour inverser cette tendance et ainsi assainir économiquement le secteur.

L’objectif fixé par le comité de la SECF a été de ramener le nombre de juments saillies à 15.000 pour obtenir environ 8.000 à 9.000 naissances et 3.800 cheveux qualifiés par génération. Seule cette limitation obtenue d’abord par des indemnités pour la sortie du circuit de la reproduction des poulinières les plus médiocres puis par des critères zootechnique fondés principalement sur la qualification permettra aux éleveurs de valoriser leur production et aux professionnels de réduire leurs coûts d’exploitation en accroissant la rentabilité de leurs trotteurs.

Le marché du cheval

Sur l’ensemble de la production, le circuit des courses absorbe environ un tiers des effectifs. En effet, 4.000 chevaux sont qualifiés par une génération sur un cheptel de produits de près de 12.000 têtes.

Les chevaux considérés comme inaptes à la course sont orientés bien souvent vers les autres filières traditionnelles, à savoir l’équitation de loisir, le tourisme équestres, les concours hippiques, la chasse à courre, etc.

Les courses ont pour but principal de sélectionner les meilleurs reproducteurs afin d’améliorer les caractéristiques de la race, tout en permettant le fonctionnement d’un secteur économique faisant vivre plusieurs dizaines de milliers de personnes.

Sources : Haras nationaux